Les questions les plus courantes pour préparer son entretien d’embauche

1. Présentez-vous?

« Avec cette question, il s’agit d’évaluer comment la personne structure son parcours, explique Oualid, directeur adjoint chez Hays. C’est un préambule qui permet aussi d’en savoir déjà plus sur la personnalité du candidat (bavard, réservé…) et son état du moment. Une entame brouillonne peut signifier un fort état de stress. »

2. Connaissez-vous notre société ?

« Il faut que le candidat se soit renseigné en amont via Internet et les réseaux sociaux, poursuit Oualid. On doit ressentir qu’il a travaillé son entretien d’embauche et qu’il cherche à nouer une relation de confiance. Exemple : “tout comme vous j’ai mené des études en finance…” ». La recherche doit donc se faire sur l’entreprise, mais aussi, si possible, sur la personne qui vous reçoit.

3. Pour quelles raisons souhaitez-vous quitter votre poste actuel ?

« On teste la fiabilité du candidat avec cette interrogation, annonce Florence, chargée de recrutement chez SGS. Si par exemple il se met à dénigrer son employeur actuel ou passé, l’entretien est déjà mal embarqué… Il faut toujours savoir rester positif, ce n’est pas parce qu’on cherche à donner un nouvel élan à sa carrière qu’il faut parler négativement du passé. » Exercez-vous en amont à parler de vos expériences précédente.

4. Qu’est-ce qui a suscité votre intérêt dans cette offre d’emploi

« On n’exige pas des candidats qu’ils connaissent tout de l’entreprise, rassure Eléonore, responsable sourcing et marque employeur chez Danone France. Mais on cherche qu’il y ait au moins une adéquation entre l’offre de mission et les leviers de motivation de la personne. Il faut que la candidature soit cohérente. »

5. Parlez-moi d’une situation compliquée que vous avez rencontré ?

… où vous avez réussi à dénouer un problème complexe, où vous êtes parvenu à mener un projet jusqu’au bout… Pour Eléonore le but de ces questionnements est de centrer l’entretien sur le vécu de la personne, sur le “je”. « Un recruteur a besoin d’imaginer le candidat dans des contextes donnés, de connaître ses résultats obtenus mais aussi les leçons qu’il a pu tirer d’expériences positives ou négatives. Il peut s’agir de retours vécus dans un contexte professionnel mais aussi personnel. »

6. Quels résultats avez-vous obtenu dans vos précédentes expériences ?

« On cherche le vécu du candidat en s’appuyant sur des éléments concrets, chiffrés et quantifiables, détaille Camille, responsable du recrutement et de la mobilité chez BNP Paribas Real Estate. Ces résultats sont-ils en adéquation avec les objectifs demandés ? Comment s’y est-il pris pour les obtenir ? On peut ainsi mesurer ses leviers de négociation. »

7. Quelle est la critique la plus constructive qu’on a été amené à vous faire ?

« C’est une question permettant de mesurer la prise de recul du candidat, reconnaît Florence. On peut ainsi voir sa capacité à s’auto-évaluer, sa maturité. »

8. Si vous pouviez revenir dans le passé, feriez-vous différemment certaines choses ?

« C’est une réplique plutôt difficile, admet Florence. Mais elle permet de briser certaines carapaces. Comme souvent, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, on cherche seulement à voir si la personne sait tirer des leçons. »

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